Depuis que l’Etat a régulé le marché des paris sportifs en ligne, l’offre de pari sur nos clubs préférés s’est nettement plus structurée et le joueur est bien plus protégée que par la passé. Cependant, cela n’a pas été sans conséquence sur l’attractivité financière du pari lui-même car les taux de retour aux joueurs se sont littéralement effondrés.

Imaginez que l’on taxe chacune des opérations financières. Certains y verraient une mesure propice à diminuer les effets de spéculation, mais ce n’est pas la question que nous intéresse ici. La question est plutôt : Quelle serait votre réaction si l’on taxait les opérations d’achat ou/et de vente de titres ?

Vous réduiriez sans doute votre activité d’achat et de revente et vous chercheriez des opérations plus rentables, vous permettant d’engranger des plus-values sans avoir à opérer de nouvelles opérations de rachat et de revente.

Et bien il en est de même dans les paris sportifs : pour chaque opération, l’Etat se sert désormais aussi dans la caisse. Cela peut paraître justifié ou non, l’effet est le même : malgré les multiples codes unibet, le code promotionnel Betclic et encore les paris remboursés de PMU, beaucoup de parieurs et de joueurs de poker boudent désormais les sites de jeu d’argent en ligne car l’appart du gain n’est plus le même qu’avant.

Pour parier sur son club préféré, le supporter pourrait donc se tourner vers une autre solution :entrer dans le capital de son club, acquérir ses actions s’il est côté en bourse. Malheureusement, les clubs de football et plus généralement de sport ne sont pas des entreprises très lucratives. La passion du sport et son incertitude prennent bien souvent le pas sur la santé financière du club. Le cas du FC Barcelone est emblématique de cet état de fait : il fait aujourd’hui rêver l’ensemble de la planète football depuis 3 ans et pourtant il est très déficitaire sur cette même période.